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Hier, aujourd'hui et demain


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Plusieurs mois se sont déroulés depuis la publication. Ce qui fut dit dans le long texte de l'historique lors du lancement reste vrai. L'intérêt pour une telle toile reste limité. Le pourquoi et l'explication définitive sont à chercher et à trouver. Ce qui me semble, à première vue, c'est d'une part, l'intérêt très mitigé pour l'art non-figuratif et l'effort requis pour s'approprier le contenu d'une telle toile dans la présentation que j'en ai faite qui s'étend sur de fort nombreuses pages web.

D'une part, ceux qui pratiquent cette forme d'art ont sans doute peu intérêt à s'intéresser à ce que les autres produisent dans la mesure où ces personnes privilégient avant tout leurs propres œuvres qu'elles veulent exhiber au plus grand nombre et si possible trouver preneur. Sinon, leur récompense se trouve souvent presqu'exclusivement dans le plaisir qu'ils ressentent lors de l'exécution, donc dans le processus créatif lui-même et dans la satisfaction d'avoir mener à bien leur projet. Pour les autres qui pourraient s'intéresser à l'art pictural, il semble qu'ils en aient surtout pour les œuvres figuratives. Peut-on leur en vouloir? Bien sûr que non. Tout à fait normal.

Par ailleurs, il y a tant d'illustrations qui circulent çà et là sur Internet. On n'a qu'à taper un mot et voilà que des centaines d'images nous apparaissent d'un coup. Pas surprenant qu'une production telle que soumise ici ne représente qu'un tableau parmi des centaines de milliers. Si l’on s’aventure à présenter celle-ci sur les média sociaux, on rejoint certes plus facilement un certain nombre de personnes, mais ces plates-formes n’incitent pas nécessairement à l’approfondissement des sites qui sont suggérés sur ceux-ci. Au plus, on survole ces derniers et on se promet qu’on reviendra un jour pour les explorer et les lire plus en profondeur, ce qui n’arrive pas ou peu compte tenu de l’abondance et des nouveautés qui surgissent, s’amoncellent et s’accumulent au quotidien. Alors, on privilégie l’image et la vidéo, ce dernier médium ne devant pas être d’une durée trop longue ou être trop formel. Le texte se doit d’être succinct et ne contenir que des phrases courtes. Pas de place pour les nuances, les élaborations ici. Si possible, pas trop de trucs sérieux, après tout, chacun “a sa journée dans le corps”. On cherche un divertissement, une détente, pas une corvée de plus.

Aussi, la navigation sur le web et donc l’affichage de données se fait de plus en plus fréquemment sur des téléphones ou des tablettes, donc sur des écrans restreints et dont la résolution peut être fort limitée et la navigation rendue plus difficile, parfois. Quelle sorte d’images peut alors susciter l’intérêt des internautes sur ce genre d’appareils? Certainement pas ce que je propose, car ce type d’œuvres exige un examen minitieux des détails et les extraits d’une telle production n’apparaissent que trop petits sur ces machines portatives. Seul un ordinateur de bureau avec un écran digne de ce nom est propre à faire apprécier correctement ce que je propose à la vue de tous.

Par ailleurs, ce n’est pas toujours le plus grand nombre qui sait se prévaloir de toutes les possibilités d’affichage qu’un système d’exploitation permet, comme par exemple l’affichage en plein écran, l’agrandissement ou l’ajustement de l’objet visionné pour un affichage optimal. Cela demande un minimum d’habilteté technique ou de savoir-faire pour se servir des possibilités mises à notre disposition par ces nouvelles technologies. Plus d’une fois, j’ai constaté que plusieurs personnes ne savaient pas comment naviguer sur une page web pour ouvrir des pages sous-catégoriées ou ignoraient pouvoir faire jaillir des images par simple glissement du curseur sur des images (rollovers) ou qu’une main miniature sous le pointeur du curseur indiquait un lien sous-jacent. Les boutons qui servent à accéder à d’autres pages web ne sont souvent, pour ces personnes, que pures décorations. Alors, sur un site que j’ai voulu linéaire -- ce qui, a priori est contraire à l’esprit de la navigation sur Internet -- celui-ci a peu de chance d’être exploré dans son entièreté, surtout s’il s’étend sur de très nombreuses pages.

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Somme toute, est-ce le sujet qui rebute, est-ce mon hypothèse qui est présomptueuse ou est-ce la manière de les présenter? Sans doute, tout cela à la fois. Chose certaine, il n’est pas facile de rejoindre les gens que pareille chose pourrait intéresser. Dommage que j’aie manquée en 2009 l’exposition tenue à Paris sous le titre “Une image peut en cacher une autre.” J’aurais pu proposer un autre type de paysage anthropomorphique, évidemment une production que je trouve hors du commun et peut-être même unique dans l’histoire de l’art (prétentieux à souhait, penserez-vous, mais je n’en connais aucune autre semblable dans tout ce que cette œuvre de Margin offre à la vue). Pour terminer, je dirai que je ne crois pas que ceux et celles qui ont vu cette toile déclinée en quatre tableaux ont su y voir toute l’originalité et le phénomène qu’elle représente et ce, soit par manque de l’appréciation de l’œuvre dans sa globalité ou par refus d’y voir ce qu’elle a d’exceptionnelle. Ma tâche de montrer au plus grand nombre de personnes cette réalisation inusitée reste entière. Puissais-je trouver le meilleur moyen de la faire connaître à un auditoire sans cesse plus grand.

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Les chemins de la création

Le côté instinctif de la création

Il y a parfois de ces coïncidences incroyables, comme par exemple celles que je vais vous exposer.

L'étude du japonais m'a inévitablement amené à étudier les signes chinois (Hanzi->Kanji) que les Japonais utilisent concurremment avec deux autres syllabaires de leurs crus et, quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre qu'une des traductions selon les sens divers du mot "création" utilise le kanji
qui représente une bouche surmonté d'une vache, en quelque sorte "la vache qui parle", ce rectangle sous la vache représentant un orifice, et par extension la bouche. Or, la face D exhibe une "figure" de vache accompagnée de son veau.

Ce mot "création" dans le sens large de "production", par exemple comme dans la création du ciel et de la terre 天地創 【てんちそうぞう nous montre ce même signe de la "vache" ajouté à un autre signe signifiant marcher, la route, le chemin, entrant également dans la composition du mot "voie" , notamment dans le sens abstrait que l'on retrouve d'ailleurs pour désigner la voie spirituelle des arts martiaux (le "do" ou "tao" des Chinois) qui se retrouve dans bien des kanji.

La vache et son veau dans la face D de Révélation


Je pense alors à l'animal et son instinct, ce qui me renvoie au côté instinctif de l'art gestuel, la personne se mettant en chemin, sur la voie de la création, prête à produire intuitivement ce qui vient à son esprit et disponible à ce que ses sentiments du moment lui dicte.

Et il y a davantage. Considérez à nouveau ce que je vous ai proposé en antichambre, "La Gardienne de l'Au-delà". Vous vous rappelez? Cette fois, c'est le mot "révélation" qui lui-même peut avoir plusieurs sens selon, bien sûr, les contextes où ce vocable se retrouve. Ici, dans ce mot,
啓示 【けいじ】il désigne un oracle, une révélation ou un message divin; 天啓 【てんけい】une prédiction divine, une révélation (divine).

Voyez ce signe
parmi les deux mots composés précédents: à gauche, il y a le signe désignant la porte; à droite le maître ou la maîtresse de corvée qui veille à ce que l'ouvrage se fasse et qui est prêt-e à rectifier les gestes fautifs à l'aide de son bâton, le cas échéant. En dessous, à nouveau, le rectangle représentant la bouche, donc la parole.
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Discussion autour de la toile