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Comme une bouteille lancée à la mer

La toile "Révélation" vous livrera ses secrets

Lancement du site

Aujourd’hui, après une préparation de plus de dix années et plus spécifiquement de deux années de travail à confectionner ce site web, voici qu’est enfin publié ce que je voulais montrer à tous: la toile “Révélation” nommée aussi “La Mémoire du Temps” réalisée par Margin au début de l’année 2002. Une toile que je qualifie de mystérieuse, car ce qui apparaît comme une œuvre abstraite, sans contenu figuratif, devant laquelle l’on pourrait facilement passer outre sans trop la remarquer, par exemple, dans une exposition où quelques centaines de tableaux sont accrochés, eh bien, cette huile de 16” x 12” (40 x 30 cm) renferme des trésors insoupçonnés, une véritable mine dont j’ai voulu explorer à fond les ressources et qui a retenu mon attention tout ce temps, d’où l’analyse que j’en ai faite qui occupe le coeur de ce site et à laquelle je consacre la plupart des pages. Que peut-on tant dire d’une simple création, par une amatrice de surcroît en la matière, qui ne soit pas de vaines élucubrations ou des propos purement techniques destinés à des spécialistes de l’art moderne? C'est que je qualifie cette toile de mystérieuse et d'énigmatique! En quoi? C’est justement le but que je me suis employé à poursuivre dans l’élaboration de ce site: proposer à tous ce phénomène inusité; décrypter, si je puis dire, ses secrets et susciter un questionnement.

Si vous avez pris la peine d’explorer la présentation et les pages s’y rapportant et qu’en plus vous avez observé vous-même cette toile déclinée en quatre tableaux avant d’y lire les interprétations que j’en ai faites par contours ou découpages, vous aurez constaté, comme nous au début, que rien de tellement évident ne ressortait de cette production artistique. Tous ceux et celles qui ont suggéré un contenu quelconque y ont vu un paysage: des montagnes à l’intérieur desquelles un ruisseau ou un torrent se fraie un chemin dans la forêt qui prédomine. Une enfant de huit ans a même donné spontanément comme titre “Le vent” à cette création en ne la regardant que très brièvement.

Donnez-vous la peine d

Regarder n'est pas nécessairement voir clair

Par ailleurs, la plupart des gens mis en présence d’un agrandissement de cette toile (48” x 36” ou 122 x 92 cm) sans qu’elle soit le point de mire lors de réunions sociales n’y prêtaient aucunement attention et cette reproduction que tous avaient pourtant dans leur champ de vision ne faisait donc l’objet d’aucun commentaire, à moins d’être expressément invité à en faire, à l’occasion. Sans doute un comportement tout à fait normal de la part d’invités réunis pour d’autres motifs que ceux d’apprécier des œuvres d’art non figuratives qui ornaient les pièces de la maison. L’art d’allure abstraite aura sans doute toujours plus de difficulté à retenir l’attention des gens en général que des œuvres d’art plus accessibles et donc plus aptes à susciter des émotions.

Ceux et celles avec qui j’ai voulu partager mes découvertes n’ont que peu manifesté d’intérêt pour la chose et ces personnes n’ont pas éprouvé ou exprimé un quelconque étonnement, ce que cette production aurait dû, à mon humble avis, susciter en sus des commentaires et des interrogations, eu égard au fait de trouver en abondance et sur les quatre faces des figures d’un réalisme à tout le moins minimal, imbriquées les unes dans les autres, résultat d’ailleurs tout à fait fortuit. En somme, peu ou pas d’émerveillement. Ce qui, évidemment, me posait question. De là aussi l’idée de ce site pour montrer de diverses manières (qui peuvent parfois sembler redondantes, j’en conviens) ce que j’ai découvert d’extraordinaire dans ces quatre tableaux en un.

Qu’à cela ne tienne, j’ai voulu attester que l’on passe outre à des réalités qui nous environnent sans leur prêter davantage qu’une quelconque attention, tout affairés que nous sommes tous à nos activités quotidiennes et absorbés par ce qui nous apparaît comme important et utile pour faire face à nos défis quotidiens et, à l’occasion, nous divertir sans trop devoir nous triturer les méninges. Bien que je constate que cela soit le lot de la plupart, à moins que l’on ait le luxe d’avoir tout son temps, ce type d’art et la réflexion qu’il peut engendrer demande une certaine disponibilité, voire une certaine disposition de l’esprit à se laisser imprégner par des contenus peu évidents, voire ésotériques et une volonté d’aller au bout de ses interrogations que certains phénomènes peuvent soulever. Là-dessus, je dirais que peu de gens sont enclins, par exemple, à relire un roman ou revoir un film qu’ils ont aimé, ce qui ne manquerait pas de leur faire découvrir des relations et des détails que l’auteur s’est assuré de dissimuler dans son récit ou de parsemer d’indices subtils pour ce qui est de l'intrigue et que les lecteurs ou les spectateurs pressés de suivre la trame narrative ou l’histoire d’un film ne peuvent déceler à moins d’y revenir. C’est sans doute l’abondance qui nous pousse à toujours passer à autre chose, le goût de la nouveauté pour la nouveauté. Approfondir nous demande temps et effort. Qui n’a pas rechigné lors de ses études à produire un compte rendu fouillé d’un texte philosophique d’allure hermétique ou une analyse littéraire approfondie d’un poème et de réaliser, par la suite, les bienfaits d’un tel exercice sur le développement de la pensée et de la mémoire?

Ainsi, j’ai aussi voulu m’attarder longuement à démontrer que regarder n’est pas nécessairement voir clair, que nos perceptions toutes partielles se doivent d’être revues et corrigées, complétées suite à un examen plus poussé, que tout n’est pas donné à l’immédiat de notre conscience, qu’il faille douter et remettre en question plus d’une fois ce que nos sens nous renvoient, ce qui requiert, par ailleurs, beaucoup d’humilité. J’ai tâché, à cet effet, de jalonner mes présentations de “pensées” d’auteurs, glanées çà et là, qui renforcent ce que je me suis évertué à faire voir et admettre.
"Révélation" de Margin - Une toile mystérieuse

Dire ou ne pas dire ?

Au moment de concevoir ce site web, j’ai dû me questionner à tant de reprises sur la stratégie à adopter. À savoir si je devais “révéler” tout de go ou taire ce que je voulais que les visiteurs découvrent au terme d’une démarche personnelle d’appropriation. Je m’interrogeais à savoir si je me devais de reporter très loin l’interprétation de la toile et risquer ainsi d’éloigner ceux et celles que je voulais voir découvrir ses secrets. Comment dire et ne pas dire en même temps, exhiber en vrac mes "personnages" ou laisser tout le loisir et le plaisir de la découverte aux observateurs? Comment affirmer que cette toile était habitée par plus d’une centaine de “personnages” sans aiguillonner ceux-ci? Tant de questions comme celles-là m'assaillaient. Il me fallait décider. L’annoncer comme “la toile aux cent visages” ou la proposer sans influencer d’aucune façon la perception que pouvaient en avoir les observateurs potentiels autrement que de dire que cette toile recelait un quelque chose de mystérieux.

Ce qui m’a finalement aidé à me décider, c’est que, peu importe si l’on y jetait un regard furtif ou que l'on s'astreignait à scruter cette toile dans le but d’y découvrir ce que j’annonçais explicitement, presque personne n’arrivait à voir quoi que ce soit de concret, ce qui ne manquait pas d'étayer ma thèse. Pour ces spectateurs pressés ou non, aucune figure réaliste ne semblait jaillir d’aucun des quatre tableaux que je proposais. Si quelqu’un s’aventurait à me proposer une quelconque forme ou figure, celui ou celle-ci en était réduit-e à me décrire approximativement ce qui ressortait d’évident pour lui ou elle seul-e et je concluais qu’il me fallait un dessin, une esquisse de ce que la personne me proposait. C'est là, donc, la raison majeure des découpages et des dégagements pour montrer ce que, moi, j'y voyais très clairement.

"Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas"
C’est là que m’est venue à l’idée cette phrase puisée dans le Nouveau Testament “Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas” que j’ai utilisée dans ma première page de présentation. C’était là l’expérience que nous avions nous-mêmes vécue après la confection de l’œuvre. Pour Margin et moi-même, rien de très spécial n’avait retenu notre attention au tout début si ce n’est ce premier visage détecté par Margin lors de sa réalisation. Et ce ne fut qu’au fil des semaines, des mois et des années que toutes les formes ou figures dégagées se sont accumulées. Alors, peu importe si je devais annoncer la présence de centaines de figures cachées dans cette toile, il n’y avait que très peu de chances pour qu’on en découvre même quelques unités en une seule séance d’observation.

C’est suite à cette décision que j’ai pu amorcer ce qui s’annonçait comme un projet ambitieux pour moi qui n’avait aucune expérience dans la réalisation de sites web autre que d’utiliser les excellents modèles que proposait le logiciel iWeb d’
Apple. Comme la compagnie avait arrêté de développer cette application et que l’hébergement des sites issus de celle-ci n’était plus possible sur leurs serveurs, il m’a fallu me rabattre sur un autre logiciel propre à illustrer de façon convenable ce que j’entrevoyais en terme d’illustrations et d’animations propre à étayer mon propos. J’étais loin de me douter de toutes les embûches et tous les méandres dans lesquels l’on s’enlise et parfois se perd lorsqu’il s’agit de pages web où les langages informatiques se coupent et recoupent et posent de sérieux problèmes. La fabrication des pages s’avérait fort éloignée de ce que représente la mise en page dans un traitement de texte et même le montage dans des logiciels de présentation multimédia. Je mesurais à peine, au début, le défi que cela comportait. Ce fut souvent laborieux, parfois carrément décourageant. Mais, avec l’aide de la communauté et des concepteurs du logiciel Rapidweaver et des nombreux modules complémentaires, j’ai pu résoudre un à un les problèmes qui ne manquaient pas de se présenter. Je me dois d’avoir une mention toute spéciale au concepteur des “stacks” (YourHead) dont j’ai abondamment utilisé les ressources et aussi pour les cours dispensés de façon magistrale par Ryan Smith à ce sujet.

Un bouteille à la mer

Comme une onde sonore dans l'espace infini du cosmos

C’est pourquoi je suis si fier aujourd’hui de produire ce site web que je lance comme une bouteille à la mer, comme une onde sonore dans l’espace infini du cosmos avec le seul espoir que certains rencontrent par hasard ce site dédié à une œuvre que je qualifie d’exceptionnel et pour laquelle j’espère une réflexion relativement à l’existence d’un pareil contenu dans une toile réalisée intuitivement en seulement quelques heures. Je me nourrirai, éventuellement, des commentaires des internautes qui voudront faire une critique sérieuse et émettre des hypothèses quant à ce que j’ai qualifié de phénomène inusité.


Je vous remercie de votre attention si vous avez eu la très grande patience de me suivre jusqu’ici et souhaite que le temps investi pour parcourir ce site vous soit profitable de quelque façon que ce soit. Bien entendu, je remercie infiniment mon épouse, Margin, pour cette énergie qu’a suscité en moi, pendant toutes ces années, cette création du nom de “Révélation”.
Jack-O et son profil dans Révélation




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